mercredi 31 décembre 2008

Les Poilus de Berrouaghia tués à l’ennemi durant l’année 1914 (024)
















Le 29 Août 1914
• Le lendemain de la mort du Capitaine Prou, c’est la mort cette fois-ci d’un originaire de la Commune mixte de Berrouaghia.
• Le 2e classe SABOUR Mohamed ben Mostefa ben Mohamed, à Guise (Aisne).
• Il était du 5e Tirailleurs de la classe 1912, engagé volontaire à Boghar.
• Né en 1888 à Oued Oughat C.M.de Berrouaghia.
A la 1ere Bataille de la Marne
• Prés de la ferme Montalar ou Mortalar, durant la Première Bataille de la Marne, tombe le 6 septembre 1914, HADJADJ Mebarek ben Mohamed, tué à l’ennemi. Un poilu de Berrouaghia, engagé dans le 5e Régiment de Tirailleurs Algériens, comme simple soldat.
Le 15 septembre 1914
• Quelques jours plus tard tombe au champ de bataille de la Marne, près de la ferme Godat Montmirail, le soldat 2e classe, du 9e Tirailleurs; HAOUA-BENAICHA ben Lazrez.
A bientôt
Hab le hibou

lundi 29 décembre 2008

DES NOUVELLES DU FRONT …(023)

Un photographie montrant le 88e Régiment d'Infanterie (RI), Régiment du Capitaine Prou qui est quelques part sur cette photo.

Le village d'Angecourt, Ardenne en France. C'est lç qu'a été tué le Capitaine Prou de Berrouaghia

La Caserne d'Auch en France. La Caserne ou était le Capitaine Prou




Lettre concernant la mort du Capitaine Prou de Berrouaghia

Carte du Front en 1914




Les Poilus de Berrouaghia tués à l’ennemi

L’ANNEE 1914

A la première bataille de la Guerre
• L’un des premiers, sinon le premier poilu mort au combat, ayant des liens avec Berrouaghia est le Capitaine Emile Sébastien PROU.
• Il est mort le 28 Août 1914 à Angecourt dans les Ardennes, par blessures de guerre.
• Il est originaire de Corse, cependant il a contracté mariage à Berrouaghia, voilà le lien avec notre village.
• Deux correspondances arrivent à la Mairie de Berrouaghia, la première datée du 28 août adressée par un Monsieur Roussel d’ Alger demandant un extrait de mariage à la veuve du Capitaine.
• Le seconde lettre est daté du 29 septembre et provient dela Gendarmerie de l’arrondissement d’Auch (France). Le capitaine Orange demande au Maire de Berrouaghia de lui faire parvenir, lui aussi un extrait de mariage.
Le Capitaine PROU
• Le Capitaine PROU Emile Sebastien, né le 28 septembre 1870, à Bonifacio, Corse
• Matricule au corps 625 de la classe 1890, matricule 1594 au recrutement de Châteauroux.
• De la 88e Infanterie d’Auch (France).
• Mort le 28 Août 1914 à Angecourt , Ardennes (France)
• Genre de mort: blessures de guerre.
A bientôt.
Hab le hibou

dimanche 28 décembre 2008

LES CASERNES DE RECRUTEMENTS AUTOUR DE BERROUAGHIA (022)

BOGHAR
MILIANA

BLIDA


MEDEA



Le Centre de Médéa
• Berrouaghia n ’étant pas une importante place. C’est donc, vers les casernes des villes alentours que les recrus étaient dirigées.
• Le 2nd Bataillon de Tirailleurs algériens (RTA) était basé à la caserne de Médéa, Cherchell, Laghouat et Boghar.
• il y avait aussi, 1e régiment de spahis
• Médéa était une subdivision militaire, avec à sa tête le Sous Intendant CAZIN

La Caserne de Blida

• Blida était la caserne du 1er Régiment de Tirailleurs Algérien (1er RTA) et 1er Bataillon.
• C’était aussi un important centre de recrutement de soldats: voici, une carte postale intitulée: «Blida 1916, "recrutement des volontaires indigènes qui se trouvent assis par terre et l'on procède à leur habillement", septembre 1916 »

9e Régiment de Tirailleurs Algériens- Miliana
• Pour la ville de Miliana, à l’Ouest de Berrouaghia, elle abritait d’importantes casernes en 1914, notamment celle du 9eRédiment de Tirailleurs Algériens. (9 RTA).

La Caserne de Boghar
• La caserne de BOGHAR, jouait aussi un important rôle du point de vue du cantonnement et de l’approvisionnement en vivres aussi bien qu’en fourrages.
• Il abritait le 2e bataillon de RTA et les Zouaves.


A bientôt.
Hab le hibou

samedi 27 décembre 2008

LE BUDGET DE BERROUAGHIA ENTRE 1914 ET 1918 (021)
















• « Les Prévoyants de l’Avenir » une Société Civil de Retraites fondée en 1880, informe par lettre du 25 août 1914, le Maire de Berrouaghia, au sujet de son emprunt de 100.000 francs, contracté auprès de cette Caisse.
• La Mairie de Berrouaghia avait également contracté un second emprunt d’un montant de 12.000 francs, auprès de la même Caisse.

Dans l’impossibilité de connaître les montants des budgets de la Commune durant la Guerre 1914 à 1918, puisque les archives de la Mairie de Berrouaghia, ne me sont pas ouvert, dans ce cas, je me contente de vous donner une idée en vous communiquant quelques chiffres des budgets supplémentaires, dont j’en possède les documents.

Pour l’année 1914
• Pour cette année 1914, la Commune de Berrouaghia a dégagée 1.800 francs sur le budget supplémentaire, et ce afin de procéder au pavage et carrelage de la Halle aux grains et du Marché Couvert.
• Une somme de 2.000 fr a été consacrée au payement de l’éclairage du village à cette époque
Pour l’année 1915
• Un crédit supplémentaire ouvert sur le Budget de 1915, consacre 1.456 f, 78 pour la réfection de l’entourage du jardin public de Berrouaghia.
• Deux cent francs sont allouées l’achat et réparation du matériel de lutte contre les criquets.
• 2.000 francs pour la subvention pour « secours exceptionnels aux indigènes nécessiteux ».
• Une subvention de 1.400 fr consacrée à la réparation des groupes scolaires de la Commune de Berrouaghia, et 650 francs alloués aux travaux de réparations de la Mosquée.
Pour l’année 1916
• Pour cette année 1916, la Commune de Berrouaghia est redevable à la Chambre de Commerce d’Alger d’un Montant de 852 f, 27 d’intérêts sur les emprunts de 28.000 fr et 9.000 fr contractés afin de relier la Commune au réseau téléphonique départemental.
• Pour la réparation de la toiture de la Halle aux grains 1.000 francs lui sont alloués par la Mairie.
• 400 fr pour la lutte contre les sauterelles.
• Et 1917Pas moins de 202 f, 65 employés comme participation de l’Algérie dans les dépenses des Compagnies de Sapeurs-pompiers, pour cette année-là.
• 300 fr pour contre les sauterelles.
• 150 fr consacré au chauffage des écoles de Berrouaghia, et un acompte sur une dette à la Campanie des Eclairages Communaux

L’année 1918
• La Commune de Berrouaghia a consacrée, pour cette année de fin de guerre 1918, 2.000 francs comme emploi pour travaux d’utilité communale, toujours dans le budget supplémentaire.
• 500 francs en guise de frais d’hospitalisation de malades indigents.
• Pour la Ligue de l’enseignement laïque de Berrouaghia, c’est la somme de 200 francs qui leur est allouée.
• Le médecin des indigents a reçu un traitement de 41 f, 25 sur le budget de la Commune.
A Bientôt.
Hab le hibou

jeudi 25 décembre 2008

LE ROLE DU CHEMIN DE FER ET DE LA POSTE
















• Berrouaghia étant équipée, à l’époque d’une ligne de Chemin de Fer, jusqu’à Alger, via, Médéa et Blida - Au sud jusqu’à Boghari (Ksar-el-Boukhari) – jouait un rôle non négligeable dans l’acheminement , et des troupes; et du ravitaillement.
• La route n’étant pas très développer, du moins concernant les véhicules motorisés (rares camions et voitures) assurée moins le transport que la voie ferrée.


• Comme la voie de Chemin de Fer, la Poste qui marche en symbiose avec la première, a elle aussi joué un rôle très important durant le déroulement de cette guerre.
• C’est par la poste que transitait la majeur partie du courrier, officiel et officieux.
• Un extrait du registre des délibérations du Conseil Municipal de la Commune de Berrouaghia, daté du 4 juin 1914, est là pour nous confirmer la délibération au sujet de l’ouverture du bureau de poste du village.
• Sur la demande des commerçants de Berrouaghia, le Maire, en l’occurrence Monsieur Susini, consulte son assemblée à ce sujet.
• Après délibération le Conseil Municipal approuve la prolongation d’ouverture du bureau de poste jusqu’à 20 heures, dans le but de rendre plus de services aux commerçants de la localité.

• A cet effet, une somme de 200 francs sera versée par la Commune, au Receveur de Poste de Berrouaghia, en guise de prime.
• La prolongation a été appliquée dés le 1er septembre 1914, approuvée cette fois par L’Inspecteur Principale des Postes et Télégraphes du Département d’Alger.
A bientôt
Hab le hibou

mardi 23 décembre 2008

Les difficultés de Guerre à Berrouaghia (019)







ECONOMIE

• Une lettre datant du 26 août 1914 provenant de la Chambre de Commerce d’Alger et adressée à Monsieur le Maire de Berrouaghia, demande à celui-ci de répondre à des questions concernant une éventuelle pénurie de monnaie divisionnaire.
• Dans cette lettre, il est également question d’introduire des petites coupures destinées a remplacées la monnaie.
• Les billets émis seront de 2 fr, 1 fr, et 0f, 50.
• Portant un numéro d’ordre, le timbre de la Chambre de Commerce et les signatures en échange de billets de Banque de France.
Le Rationnement

• Comme toutes guerre, celle de 14/18 à engendrée une pénurie de denrées alimentaires.
• Des cartes et tickets de rationnements ont vue le jour vers 1917 et ce même pour les soldats en permission.
• Le pain, comme le sucre, le vin, les œufs, le beurre, les pommes de terre etc., avaient augmenté.
• La hausse des prix commença au début de l’année 1915 et atteignit son apogée après l’armistice.

A bientôt.
Hab le hibou

dimanche 21 décembre 2008

Le ravitaillement de la population civile à Berrouaghia, durant la 1e Guerre Mondiale (018)




• Le Gouverneur Général de l’Algérie informe notre Maire, par dépêche, de la disponibilité de 40.000 quintaux de maïs au quai d’ Alger.
• Le priant de bien vouloir indiquer ces besoin concernant cette céréale, afin d’en être approvisionner.
• La dépêche télégraphique date du 15 août 1914.
• Un autre télégramme cette fois-ci daté du 25 août provenant du Préfet d’Alger ordonne au Maire de Berrouaghia la distribution gratuite aux indigènes de maïs, qu’il faudra aller le chercher aux quais d’Alger.
• On voit que le ravitaillement de la population civile de Berrouaghia, comme des autres villages préoccupait les autorités de l’époque.
• Témoin cette circulaire du 16 septembre 1914 demandant au Maire des renseignements aux sujet précisément du ravitaillement des civils.

Le rationnement du charbon

• En cette période de guerre le charbon, comme les autres ravitaillements alimentaires ou non, faisaient l’objet d’un stricte rationnement.
• Une lettre ( du 22 août 1914) de Cazin de la Place de Médéa, faite état d’un rationnement de charbon pour l’année 1914 (à Berrouaghia).
• Ainsi seules les établissements publics étaient approvisionnés en cette matière. Avec interdiction absolu à ces services d’en céder aux particuliers. Ceux-là sont invités à remplacer le charbon par des sarments de vigne, du bois ou des branchages.

L’Achat de chevaux

• Provenant du Dépôt de Remonte et Etalons de Blida, une confirmation de télégramme officiel datée du 13 août 1914; informe le Maire de Berrouaghia, pour l’achat par réquisition de chevaux de quatre ans et plus, qui auront lieu dans les différentes villes et villages de l’Arrondissement, dont Berrouaghia.
• Notre village était programmé pour le jeudi 15 août 1914 à sept heures du matin.


Un exemple de pénurie

• De divers pénuries se font sentir dès le commencement de la Guerre, en voici un exemple.
• Manquant de verre et de flacons, le Gouverneur Général, lui-même sollicite les Maires, Administrateurs et Directeurs d’Hôpitaux à faire parvenir à l’Institut Pasteur d’Alger, les flacons de sérum périmés (vide ou pleins), ainsi que les ampoules même si leur ouverture est brisée.

A bientôt.
Hab le hibou

samedi 20 décembre 2008

Les efforts de Guerre de Berrouaghia ( suite)(017)











Extrait du Registre des offres de livraison de denrées

• TABLEAU « A »
• Côté Verso : Ravitaillement de l’armée.
• Département d’Alger – Commune de Berrouaghia (P.E.)
• Centre de Réception de Médéa. ‘Distance en kilomètres 31) côté recto :
• 1°) Foin quantité 250 Q arrivée au centre de réception le 6e jour soit le 7 août 1914 à 8 heures du matin. En gare de Médéa.
• 2°) Foin, quantité 350 Q arrivée 7e jour, soit le 8 août 1914, à 2 h (14 h) du soir, en gare de Médéa.
• 3°) Blé, quantité 400 Q, arrivée 17e jour, soit le 18 août 1914, à 2h (14 h) du soir, en gare de Médéa.
• 4°) Orge ou avoine, quantité 1750 Q, arrivée 9e jour, soit le 10 août 19*14 ; à 7 h du matin, en gare de Médéa.
• 5°) Blé, 400 Q, arrivée 18e jour, soit le 19 août 1914, à 2 h (14 h) du soir, en gare de Médéa.
• Suivi d’un second tableau intitulé : « Registre des offres de livraison de denrées faites par les habitants de la Commune de Berrouaghia (P.E.) »
• Avec une liste de 21 écriture plus 18 autres, après le grand trait.
• 1°) le 4 août 1914, P.de Mestral, Benchicao, blé dur, 600 Q. Orge, 100 Q. Avoine, 50 Q. Fourrage (vesces et avoine), 500 Q. En Observation cette mention illisible : ( bottelé à la caisse. Livrable de ce jour par des mois. Transport de toutes les marchandises, dessus par voie ferrée.) Vin rouge, 20 hl. Vin blanc, 20 hl.
• 2°) le 4 août 1914, Megatli Abdelkader, blé, 200 Q.
• Idem, le même nom, orge, 300 Q.
• 3°) le 4 août 1914, Eliaou Sportiche, Berrouaghia, blé dur, 500 Q. Orge, 300 Q. Avoine, 150 Q. Avoine, 150 Q. Orge, 500 Q.Tletat Douaïer.
• 4°) Eliaou Sportiche Moïse Sultan, orge, 700 Q, Boghari.
• 5°) le 4 août 1914, Bousmaha Belkacem, à Berrouaghia, orge, 50 Q.
• 6°) le 4 août 1914, Cherqui Eliaou frères, orge, 100 Q.
• 7°) le 4 août 1914, Heller et fils, orge, 500 Q. Avoine, 200 Q., blé dur, 200 Q.
• 8°) Malleval à Damiette, orge, 400 Q.Tlatat des Douaïer, avoine, 400Q, Tlatat des Douaïer, orge, 450 Q, Boghari, avoine, 350 Q, Berrouaghia.
• 9°) le 5 août 1914, Payrouse Léon, blé dur, 150 Q, Loverdo.
• 10°) le 5 août 1914, Rabah ben Salem, blé dur, 100 Q, Berrouaghia.
• En bas la mention : « Remis à M.Acker, l’Etat ci-dessus, le 5 août »
• Il y a ensuite un grand trait tiré et un seconde liste en dessous.
• Le 5 août 1914, Rabah ben Salem, orge, 100, Berrouaghia.
• Le 6 août 1914, David Sportiche, blé, 100, Berrouaghia.
• Le même jour, Aïzer Sultan, blé, 300, et orge, 100, Berrouaghia.
• Le 8 août 1914, Marius Bensaïd, blé (300 tendre, 200 dur), 500, Berrouaghia.
• Le 8 oût 1914, Gassin Louis, blé dur, 100, Berrouaghia.
• Le même jour, Ferrafiat Célestin, orge, 98 et blé, 250, Berrouaghia.
• Le 9 août 1914, Heller Joseph, sucre, 20 Q, vin rouge, 30 hl, café vert, 2 Q, Berrouaghia.
• Le 10 août 1914, Cherqui, blé dur, 400, orge, 400, Tlétat des Douaïer.
• Le 10 août 1914, Gustave Humbert, blé dur, 125, Berrouaghia.
• Le 11 août 1914, Eliaou Cherqui, blé, 400, Berrouaghia.
• Le même jour, Bousmaha Belkacem, orge, 100, Berrouaghia.
• Le 12 août 1914, Ichoua Ayache, avoine, 75 et orge, 50, Médéa.

Les prix d’achat de la réquisition

• Les prix d’achat des réquisitions de ces denrées étaient fixés par le Gouverneur Général d’Algérie :
• Blé de 31 à 32,00 Francs le Quintal suivant la qualité.
• Orge : de 21 à 22.00 Francs le Quintal
• Avoine : 20 à 21.00 Francs le Quintal.
• Foin : 11.00 Francs le Quintal.
• Riz ou légumes: 50,00 Francs le Quintal.
• Sel : 6.00 Francs le Quintal.
• Sucre : 100.00 Francs le Quintal.
• Café vert: 300.00 Francs le Quintal.
• Vin : 30.00 Francs l’hectolitre.
• Eau de vie : 300.00 Francs l’hectolitre.
• Saindoux ou lard: 250.00 Francs le Quintal.
• Tabac : 425.00 Francs le Quintal.
• Sacs : 1 ou 1.50 ou 2.00 francs suivant qualité.

Berrouaghia imposée

Une lettre datée du 11 août 1914 provenant du Sous-intendant Militaire de 3e classe Cazin adressée au Maire de Berrouaghia, lui indique que la Commune de Berrouaghia est « imposée » de 2500 quintaux d’orge ou d’avoine, à expédier en gare de Médéa pour être enlevés le dimanche 16 août 1914.
A bientôt.
Hab le hibou

vendredi 19 décembre 2008

Les efforts de Guerre de Berrouaghia (016)







LE RAVITAILLEMENT DES TROUPES
• Berrouaghia, comme presque toutes les villes et villages de l’Afrique du Nord, avait contribué aux efforts de la Guerre de deux façons: soit par la mobilisation des hommes (soldats) soit par par le ravitaillement des troupes au front.

Avant la guerre


• Les productions de blé dur et de viande faisaient l’objet d’une étroite surveillance aussi bien de la part des Autorités civiles d’Alger que de celle des Militaire, sous le contrôle du Sous-intendant Militaire de la Place de Médéa, M.Cazin.
• Ce dernier coordonnait les adjudications de blé et de leur mouture, aussi bien que celles du bois de chauffage.
• Quant aux Autorités civiles, c’est plutôt les mercuriales de blé et de viande qu’elles surveillaient, par leurs publications constantes.

Mercuriale de viande en juillet 1914

• Voici, pour avoir une idée cette histoire, la reproduction de la mercuriale de viande du mois de juillet 1914.
• La Mercuriale des prix de la viande, provenant du Gouvernement Général d’Alger, Circonscription de Médéa, pour le mois de juillet 1914 est datée du 31. Elle fixait le prix de la viande de seconde qualité, parce que la première qualité ne figurait pas sur le tableau (existait-elle seulement ?) à Berrouaghia.
• Prix de la viande sur pied (100 kilos) :
• Bœuf, veau : 55
• Mouton, agneau : 60
• Chèvre, chameau: 45
• Prix de la viande nette à la boucherie (le kg) :
• Bœuf, veau : 1, 50
• Mouton, agneau : 1, 50
• Chèvre, chameau : 1,00

Durant la Guerre

• Berrouaghia a été solliciter, dés le 2 Août 1914, pour fournir sa part de denrée alimentaires et ce, comme le dit la lettre « très urgente et très importante » « destinés à nourrir nos armées et la population des places assiégées ».
• Les denrées sont achetées à Berrouaghia le 7, 8, 10, 18 et 19 août 1914, sous le contrôle de M.Acker, Président de la Commission de Réception qui est arrivé le Mercredi 5 août 1914 à 8 heures du matin précise.
• Le payement aura lieu à Médéa.
• La majorité des livraisons ont été faites par train de la gare de Berrouaghia à celle de Médéa.

A bientôt.
Hab le hibou

jeudi 18 décembre 2008

La sécurité du village de Berrouaghia (suite) (015)




Et pourtant il y a eu révolte…

• « Quand au début de la guerre de 1914, mon père avait écrit au Gouvernement général pour se mettre à la disposition de l’armée, il lui fut répondu que la France demandait à ses Administrateurs de demeurer à leur poste. Elle avait, en effet besoin de leur vigilance pour que l’ordre et le calme des populations indigènes ne soient pas troublées par les menées subversives que les Allemands ne manqueraient pas de mener secrètement. Or les Européens, très peu nombreux dans les Hauts-Plateaux, savaient qu’en cas de révolte, ils seraient massacrés.
• Le soulèvement local des Béni-Bouyacoub, rapidement jugulé sans répression sanglante, avait été un premier avertissement. Un autre eut lieu dont je n’eus connaissance que bien plus tard. Les nouvelles concernant les succès comme les revers de l’armée française circulaient dans les douars les plus reculés avec une rapidité incroyable. C’est ainsi que certaines d’entre elles y parvinrent avant même leur diffusion par la presse, celle-ci se voyait distancée par le « téléphone arabe ». Par lui, les indigènes connurent, dès son début, la première bataille de la Marne que les autorités locales ignoraient encore. »
• Extrait de L’Algérie des quat’jeudis ou Algérie d’enfance de Suzon Pulicali-Varnier – Éditions de l’Atlanthrope – pages 84 à 87.

Un indigène sans permis


• Le Capitaine CLAVERY chef de l’annexe de Laghouat (Territoire Militaire de Ghardaïa) signal à notre Maire M. Susini qu’un indigène a été trouvé à Laghouat sans permis de circuler, ni pièce d’identité.
• Il se nomme Mohamed ben Abdalkader, forgeron, domicilié à Berrouaghia-ville.
• « j’ai délivré à cet indigène un permis pour Berrouaghia avec itinéraire obliger (Djelfa, Boghari) et l’ai invité à se présenter devant vous dès son arrivée ».Conclus le Capitaine.

La peur de l’espion…

• Une Dépêche Télégraphique estampillée « Confidentiel » vient alerter, le 15 août 1914, les autorités locales au sujet de l’arrivée d’Egypte de dix algériens chargés d’y prêcher un soulèvement.
• D’après les informations le Conseil d’Allemagne au Caire a envoyé ces dix algériens, via Tripoli afin de gagner la Tunisie et l’Algérie

… venu d’Egypte.

• Quelques temps plus tard une circulaire faisait état de ces algériens à la solde des Allemands venus de Tunisie, répandaient des rumeurs sur la défaite de la France et l’état de l’Armée Française.
• La circulaire recommande donc de déjouer ce complot.

Les instructions/restrictions

• De nombreuses autres dépêches et circulaires sollicitaient le Maire et l’Administrateur de la Commune mixte de Berrouaghia, soit pour occupés les indigènes, soit pour mettre en garde les colons contre l’usage d’armes ou de paroles mal placées, soit pour interdire les journaux espagnoles, ou pour faire garder la voie ferrée par les indigènes.
• Les abonnements téléphoniques ont été annulés, la circulation réglementée et bien d’autres menues choses se faire restreindre, au cour de la Grande Guerre, comme on l’appelait à ce moment là.
A bientôt.
Hab le hibou

mardi 16 décembre 2008

LA SECURITE DU VILLAGE DE BERROUAGHIA EN 1914 ( 014)






















• Bien que le village de Berrouaghia soit situé très très loin du front, la préoccupation de sa sécurité s’est fait sentir dés le 25 juillet 1914, par le Maire.
• Craignant probablement, le soulèvement de la population indigène.
• Répondant à sa demande le Préfet d’Alger désigne, sous sa suggestion, le 28 juillet, M.DAT, brigadier de gendarmerie, comme chef du centre de Berrouaghia.
• Il nomme également MM. MELOT, secrétaire de commune mixte, comme chef-adjoint, et LAVAL louis, propriétaire comme chef suppléant.

Les Mesures de sécurité de l’époque


• Le point le plus sensible à Berrouaghia était le Pénitencier Agricole de Zmala, situé à deux kilomètres du village.
• Le 6 août 1914 un télégramme provenant du Directeur du Pénitencier, fait savoir au Maire qu’un cordon de sentinelles militaires est dressé autour de la prison, et qu’il est interdit d’y stationner ou d’y approcher en dehors de deux voies désignées.
• Les deux routes étaient la voie des Eaux-Chaudes et celle de la route n°22, à cette époque.

La sécurité en générale


• Différentes lettres, dépêches et circulaires arrivent en provenance du bureau des « Affaires Indigènes » de la Préfecture d’Alger, depuis le déclanchement de la Guerre, à la Mairie de Berrouaghia, exhortant le Maire et l’Administrateur à plus de vigilance et de sécurité.
• La peur d’un soulèvement de la population indigène était dans tout ces documents.
• Pourtant dans une circulaire du 14 août 1914, le Préfet M.A.Lefebure, se réjouit de l’attitude positive de la population indigène.
• Je cite « …aucun mouvement défavorable ne m’a été signalé, au contraire les indigènes s’enrôlent en grand nombre sous nos drapeaux et nous recevons journellement de très nombreux témoignages de fidélité et de dévouement émanant de chefs et de notables musulmans… » fin de citation.

• Pourtant la méfiance reste.
• Une autre circulaire datée du 27 août cette fois-ci, demande l’envoi d’un rapport hebdomadaire sur l’état d’esprit des musulmans.
• Avec l’insistance sur les points suivants:
• 1°) Personnages religieux et politiques;
• 2°) individus suspects et dangereux;
• 3°) Points à surveillées,
• 4°) Nouvelles en circulation,
• 5°) Etat d’esprit des populations et sécurité générale.

A bientôt.
Hab le hibou

samedi 13 décembre 2008

La classe 1915 à Berrouaghia (013)




• Dés le mois de septembre 1914, une série de lettres et circulaires provenant du Préfet d’Alger demandaient la préparation au tirage au sort de la classe 1915.
• Pour avoir une idée, voici le nombre d’imprimés consacrés à cette opération:
• Bulletins de visite médicale (modèle C): 50
• Etats modèle A: 06
• Intercalaires modèles A: 50
• Etats modèle B: 06
• Listes des inscrits d’office: 06
• Listes des appelés et complémentaires: 06
• Procès-verbaux : 06

Inscriptions des fils d’étrangers

• Une circulaire de Monsieur le Préfet d’Alger A.Lefébure, datée du 28 septembre 1914 autorisée l’inscription sur les tableaux de recensement de la classe 1915, (Commune de Berrouaghia) des jeunes gens nés en France en 1894 et en 1895 d’un père étranger.
• Dés facilités leur sont accordées par le Gouvernement Français en se qui concerne l’acquisition de la Nationalité Française, et ce afin de pouvoir remplir leurs obligations militaire avec la classe 1915.

Pour la petite histoire

Une lettre du Maire de Médéa M.Alex RICHARD, au Maire de Berrouaghia, signalant le nommé SELMANI Hannachi ben Abdellah, indigène retraité de la classe 1913, qui s’est présenté le 17 août 1914 à la Mairie de Médéa et qu’il a été remis au détachement du 1er Tirailleurs.
A bientôt.
Hab le hibou

vendredi 12 décembre 2008

A la recherche du L-C GUENIN (012)


Le Lieutenant-colonel GUENIN



Un télégramme, du 22 août 1914, émanant du Général Moinier d’Alger, demande au Maire de Berrouaghia ceci: « Prière faire connaître adresse Lieutenant-colonel en retraite GUENIN qui serait région Berrouaghia ».

Qui était le Lieutenant-colonel GUENIN?

• D’après le « Livre d’or de l’Algérie 1937 » par Jeanne et André BROCHIER, édition Baconnier Frères Alger :
• « GUENIN (Lieutenant-colonel), né à Béziers en 1859 – Sort de St-Cyr en 1878 et gagne l’Algérie comme S/Lt au 1er Zouaves. Affecté au service des Affaires indigènes, sert dans les Cercles d’Aumale de Ghardaïa, de Djelfa et de Laghouat. Affecté au bureau divisionnaire de Médéa, puis… (1908), ou il est promu Lieutenant-colonel. Il avait reçu la rosette en 1905.. Mis à la retraite en 1911, il reprend du service en 1914 et fut nommé Commandant militaire du territoire de Laghouat. De décembre 1915 à la fin de la guerre, il occupe auprès du Gouverneur Général Lutaud les fonctions de Chef de Cabinet militaire.
• Le Lieutenant-colonel Guenin dirige d’importantes exploitations agricoles dans le Titteri.

A bientôt.
Hab le hibou

jeudi 11 décembre 2008

Les problèmes de la Mobilisation en 1914 à Berrouaghia (011)

Camp militaire à Berrouaghia






LE TRANSPORT DES TROUPES

• Une fois contracté l’engagement devant le Maire ou l’Administrateur de la C.M., les engagés volontaires, portant une copie de leur acte d’engagement sont envoyés sur la Garnison la plus proche, à Berrouaghia, la plus proche était celle de Médéa.
• Le train étant disponible de Berrouaghia à Médéa, les E.V. étaient donc transportés par ce seul moyen de locomotion.
• Ils étaient ensuite acheminés aux dépôts du corps du régiment dans lequel ils ont été engagés.
• Soient Blida, Boghar ou maintenus à Médéa pour les Tirailleurs.
• Soient Médéa pour le corps des Spahis.
• Ou Boghar pour les Zouaves.

Les engagements à Berrouaghia

• Pourtant les engagements volontaires, ne manquaient pas au niveau de la Commune de Berrouaghia.
• La preuve en est que le 10 août 1914 Cazin, le Sous-intendant Militaire de Médéa n’adresse au Maire de Berrouaghia, que seize (16) imprimés pour les engagements d’indigènes.
• Mais il doit vite renforcer son envoi, par un autre, dés le 13 août, plus conséquent; soit cent (100) imprimés à la fois.

Les problèmes de la Mobilisations


La Mobilisation Générale de 1914 a créé un vide du personnel des administrations et des Mairies, preuve cette note de service adressée au Préfet d’Alger, afin de nommer un ou plusieurs délégué pour remplir les fonctions de maire et adjoints.
• Il semblerait que ce problème n’avait pas concerné la Commune de Berrouaghia.
• Cependant, la Mairie de Berrouaghia, avait le problème de traitement de l’employées communales appelées sous les drapeaux.
• Le Gouverneur Général de l’Algérie autorise à titre provisoire ces employés a recevoir, du moins leur familles les indemnités.

A bientôt.
Hab le hibou

mercredi 10 décembre 2008

La Mobilisation à Berrouaghia en 1914 (Suite) (010)




Les Classes

• En 1914, il y avaient plusieurs classes de soldats:
• La Première est la Classe des appelés du contingent , qui se faisait par tirage au sort.
• La durée du service militaire était portée dés 1913 à trois années.
• La seconde est le Territorial ou classe les plus anciennes.
• Et enfin; l’Engagé volontaire.
• Chacune de ces trois classes avait ces réservistes.

Les engagés volontaires

• Les Engagés Volontaires ou E.V. recrutés dés 1914, pendant toute la durée de la guerre.
• Les engagés âgé de 17 ans auront droit à 100 francs payable immédiatement pour les 6 premiers mois.
• Les plus anciens soldats seront payés à l’ancienneté de leur service actif.
• Pour s’inscrire il était demandé une pièce d’identité quelconque et le certificat de non inscription.


Les engagements volontaires des indigènes


• Par instruction du Général de Division Moinier, Commandant en chef les forces de terre et de mer de l’Afrique du Nord, au Sous-intendant Cazin, dés le 6 Août 1914, la procédure des engagements volontaires des indigènes, était pour ainsi dire facilité.
• Les Maires et les Administrateurs étaient autorisés à recevoir ces engagements. Le Sous-intendant quant à lui était chargé de leur fournir les imprimés et recevoir les jeunes volontaires, à la caserne de Médéa.
• A ce stade de la mobilisation, les corps de spahis, tirailleurs, artillerie, génie et train étaient autorisés à accepter, les engagés volontaires, pour la durée de la guerre, sans limitation du nombre.
• Mais il ne tardera pas à faire problème, et ce dés le 26 aout 1914, une note du Général Trafford Commandant la Division d’Alger, relève de sérieux inconvénients ( se sont ces mots) concernant les engagement des indigènes dans le corps de l‘Artillerie et du Génie.
• Les volontaires indigènes avaient le « choix » ; « Par corps indigène ( de leur choix), on ne peut entendre que les régiments de tirailleurs et de Spahis. » voilà se que
• cependant même le cops des Spahis fait problème.
• Le 5 septembre 1914, une circulaire émanant cette fois du Général Moinier lui - même, faisait état du problème des indigènes engagés dans le corps des spahis: « un grand nombre d’indigènes s’engagent dans les Spahis. Or, la plupart d’entre eux n’ont aucune aptitude du cheval. Il en résulte, pour le dépôt de ce corps, un véritable encombrement.
• Il est donc urgent de remédier à cet état de choses. »
• En sommes les indigènes volontaires ne trouvaient leur refuge que dans le corps des Tirailleurs Algériens.
A bientôt.
Hab le hibou

lundi 8 décembre 2008

La Mobilisation à Berrouaghia, suite (009)


La signature du Sous-intendant Militaire de 3e Classe de Médéa. F.E.CAZIN
L'annonce de la Mobilisation dans un journal de l'époque (1914)

Café Maure à Berrouaghia vers 1914


Témoignage

C’est là que le jeune Ichoua Baruch apprend la nouvelle « Je me souviens que mon grand-père qui vivait à Berrouaghia et avait 13 ans à la déclaration de guerre me disait qu'il l'avait appris comme les autres habitants par le Café où l'ordre de mobilisation générale avait été affiché. » Propos d’Hervé Thomas

Extrait d’un livre

• « Tout à coup éclata la guerre. Les grandes personnes devinrent graves. Notre père fixa au mur de son bureau une immense carte de France sur laquelle, dès la lecture de son journal quotidien, il faisait évoluer de petits drapeaux multicolores fixés par des épingles. Pourtant nous comprenions que cette guerre n’était pas un jeu. Nos jeunes oncles maternels étaient au front et l’anxiété de parents et grands-parents témoignait du danger qui les menaçait. »
• Extrait de L’Algérie des quat’ jeudis ou Algérie d’enfance de Suzon Pulicalini-Varnier – Éditions de l’Atlanthrope – pages 84 à 87.

La procédure de Mobilisation à Berrouaghia

• Comme il n’y a ni centre de recrutement, ni caserne importante à Berrouaghia, la procédure de mobilisation à proprement parler se déroulait par la voie du Maire et ou de l’Administrateur de la Commune mixte de Berrouaghia, aidés par la gendarmerie, les gardes champêtres et les cavaliers et les Caïds.
• Cette opération était particulièrement suivie par le Sous-intendant Militaire de 3e Classe de Médéa. F.E.CAZIN.

A bientôt.
Hab le hibou

dimanche 7 décembre 2008

L’Ordre de Mobilisation vue de Berrouaghia (008)

L'Affiche de Mobilisation du 1er août 1914

L'Orginal du Télégramme officiel de l'ordre de mobilisation parvenu au vilage de Berrouaghia (Algérie) en 1914.


L'Original de l'enveloppe du Télégramme officiel de l'ordre de Mobilisation qui est parvenu à Berrouaghia le 1er aôut 1914.

• L’ordre dit de « Mobilisation Générale » est parvenu à la poste de Berrouaghia, un Samedi 1er Août 1914, exactement à 15 heures 10 minutes ( le timbre à date en fait foi), par télégramme officiel.
• Il était adressé à Monsieur le Maire de la Commune de Plein Exercice de Berrouaghia, avec la mention « EXTREME URGENCE ».

Contenu du Télégramme Officiel


• TELEGRAMME OFFICIEL, contenu : « Le Ministre de la Guerre à Monsieur le Maire de la commune de (Berrouaghia est ajoutée à la plume) Berrouaghia. Texte du Télégramme. Ordre de mobilisation générale. Le premier jour de la mobilisation est le (la date est ajoutée à l’encre) 2 Août 1914. AVIS IMPORTANT. (Ecrit en tout petits caractères) Dés la réception du présent télégramme, le Maire de la commune, ou son représentant, fait prévenir les habitants par tous les moyens en son pouvoir ; il invite les réservistes et territoriaux à se tenir prêt à partir, mais à ne se mettre en route qu’après avoir pris connaissance des affiches de mobilisation que la gendarmerie doit faire placarder dans la commune.
• Ecrit en plus petit : OBSERVATION - Le modèle n°3 est exclusivement destiné aux maires des communes et aux représentants de la municipalité (adjoints, conseiller municipal ou, à défaut, habitant notable), résidant dans les hameaux importants.
• L’enveloppe du télégramme se présente ainsi : « Télégramme 0fficiel - Extrême Urgence – Monsieur le Maire à Berrouaghia (le Maire à Berrouaghia ajouté à la plume) Modèle n°5

• L’affiche de la Mobilisation Générale disait ceci :
• « Armé de Terre et Armé de Mer
• ORDRE DE MOBILISATION GENERALE
• Par Décret du Président de la République, la mobilisation des armées de terre et de mer est ordonnée, ainsi que la réquisition des animaux, voitures et harnais nécessaires au complément de ces armées.
• Le premier jour de la mobilisation est le (ajouté à l’encre) dimanche 2 août 1914.
• Tout Français soumis aux obligations militaires doit, sous peine d’être puni avec toute la rigueur des lois, obéir aux prescriptions du FASCICULE DE MOBILISATION (pages coloriées placées dans son livret).
• Sont visés par le présent ordre TOUS LES HOMMES non présents sous les Drapeaux et appartenant :
• 1° à l’ARMÉE DE TERRE y compris les TROUPES COLONIALES et les hommes des SERVICES AUXILIERES :
• 2° à l’ARMÉE DE MER y compris les INSCRITS MARITIMES et les ARMURIERS de la MARINE.
• Les Autorités civiles et militaires sont responsables de l’exécution du présent décret.
• Signés Le Ministre de la Guerre et le Ministre de la Marine. »
A bientôt.
Hab le hibou

Les chansons de la Grande Guerre (2ePartie suite et fin) (007)


5°) Sur la fraternité Française :

« Le Français est notre frère !
Il installe des hôpitaux dans nos mosquées.
De nos enceintes sacrées il fait des églises.
Allez donc voir cette avanie ! »

Chant des Beni Bou Yagoub, Berrouaghia.

6°) Sur le bilan de l’année 1915 :

« O Français, ô fou !
Pourquoi veux –tu tenir tête à cet ogre ?
Il monte au ciel sans échelle,
Pour faire couler en ruisseaux ton sang !
Aïaïaï ! Comment faire contre Lui ?
O Guillaume, viens contre les Français ! »

Berrouaghia 1917

« O Guillaume, qu’est-ce que c’est que cela ?
Tout le monde est mobilisé.
L’un est mort, l’autre blessé,
L’autre dans la tranchée pâtit,
Aïe ! Aïe ! Que faire contre Lui ?
Et Guillaume voit sa chance se noircir. »

Berrouaghia 1917 -1920.
A bientôt.
Hab le hibou

samedi 6 décembre 2008

Les chansons sur la Grande Guerre (1e Partie) (006)




Bien après la confection du CD-Rom sur la Première Guerre Mondiale, j’ai trouvé, par hasard, dans la Revue Africaine, les textes des chansons que me chantait ma grand-mère. En voici quelques unes, chantées à Berrouaghia.

REVUE AFRICAINE Vol.73 Année 1932
Titre de l’article : « La chanson d’Alger pendant la Grande Guerre » pages 54 à 83, L’Auteur : J.DESPARMET.

1°) Après la victoire de la marne : (Traduction de la chanson, chantée en algérien)

« Eh ! L’Allemand, retiens ton imagination !
L’Alsace n’est pas à toi !
Prends garde de perdre tes richesses
Et que nous te prenions Berlin !
(Refrain) Aïe ! Aïe ! Que faire contre toi ?
Ce Guillaume se coupera le cou. »

(Chanson entendue à Alger et à Berrouaghia, jusqu’au commencement de 1916 dans la bouche des juifs.)

2°) Sur le débarquement des troupes :

« On nous fit descendre du train,
En nous bousculant comme des moutons,
Et nous nous rendîmes à la Marine (le quartier d’Alger),
Pour que le Duc D’Aumale (le Bateau) nous fît faire la traversée,
Nous descendîmes à la Porte de l’ïle (Bad Dzira),
Avec notre bardelle (notre sac) et notre gamelle,
Et le caporal bataillant avec nous,
Voyez, voyez, ô gens,
Ce qu’est cette guerre des Puissances (Ladjnaâs).

Quand nous fûmes à bord,
On nous empila comme des figues sèches,
Nous y trouvâmes un arabe du sud avec son guennour (un immense turban),
Son pantalon dégouttait d’urine,
(Refrain) Aïe ! Aïe ! Que faire contre Lui ?
Hadj Guillaume ! Sa fortune monte !

Quand nous arrivâmes en France,
Meurtris, en bouillie comme des pommes de terre,
On nous fit monter sur un chaland,
Tandis que la mer nous ballotait.
(Refrain)… »


Cette chanson est signalée à Alger, Blida, Miliana et Berrouaghia.

3°) Sur les remplacements militaires

« Nous avons quitté nos femmes enceintes,
Pour les beaux yeux du Général Joffre ! »

« quand nous fûmes monté dans le train,
On nous compte comme des moutons,
Pendant que nous parents pleuraient sur nous,
Mon Dieu ! Qu’est-ce que cette affliction ?
Aïaïaï pour ces Allemands !
On nous a emmenés, enfants et jeunes hommes !

Quand nous fûmes montés sur le bateau,
(aux son de) la clique et des tambours,
On nous a jetés en plein sous les obus !
Mon Dieu ! Qu’est-ce que cette iniquité ?
Aïaïaï pour les Allemands !
On nous a emmenés enfants et jeunes hommes ! »


Signalée à Berrouaghia, Djelfa et Laghouat, en 1917.

A bientôt.
Hab le hibou

vendredi 5 décembre 2008

BERROUAGHIA AVANT LA MOBILISATION (005)

Carte Postale d'un camp militaire à Berrouaghia, en 1914, intitulée :"Manoeuvres de mai 1914, Berrouaghia, camp des Tirailleurs sénégalais"

• Les manœuvres ont débutées dès le mois de mai 1914, la preuve cette carte postale intitulée: « Manœuvres mai 1914, Berrouaghia, camp des tirailleurs sénégalais », ainsi qu’un message envoyé par un soldat.
Témoignage
• « Au printemps 1914, eurent lieu aux alentours de Berrouaghia de grandes manœuvres militaires. Le Général Muteau logeait à la commune-mixte. Il prit les jumelles en amitié et nous l’attendions chaque soir au petit portail du jardin pour l’accompagner jusqu’à la « chambre d’hôte ». Nous admirions son élégance, ses galons et son uniforme. Il dînait souvent avec nos parents mais nous étions (hélas !) couchées après avoir (contrairement à notre habitude) soigneusement plié nos vêtements pour le cas où le Général viendrait nous dire bonsoir… Passait aussi parfois chez nous un beau garçon, cousin et fiancé de Jeanne. Il accomplissait son service militaire dans les zouaves. Sa chéchia, son magnifique uniforme rouge à culotte bouffante nous subjuguaient. »
• Extrait de L’Algérie des quat’jeudis ou Algérie d’enfance de Suzon Pulicali-Varnier – Éditions de l’Atlanthrope – pages 84 à 87.
Une carte postale message
• Un autre document qui pourrait dater de cette époque nous éclaire davantage sur les possibles manœuvres de mai 1914.
• Une carte postale envoyée à des parents par un certain L.Maillet et dans laquelle il relate ceci : « Votre neveux L.Maillet.
• Berrouaghia le 13 ? 1914.
• Chère famille,
• Ayant un petit moment à moi, j’en profite pour vous écrire ces quelques mots. Depuis que nous sommes arrivés ici, nous avons un travail fou, et puis les manœuvres sont très pénibles, attendu que le pays est très montagneux. Comme village ce n’est pas trop mal, c’est dans le genre d’El-Affroun, et puis il y a assez de vigne. Hier dans la nuit il a gelé, il y a une moitié du vignoble perdu. Signé C. »
Petite anecdote
• Ma grand-mère née en 1900, me chantait dans les années 1970, une chanson de la Grande Guerre, ou il était question des exploits de Guillaume II qui est, disait la chanson « montait au ciel sans échelle » ; allusion aux avions de la guerre 14/18. « Guillaume out’laâ fesma bla saloum » disait en arabe la chanson.

A bientôt.

Hab le hibou

jeudi 4 décembre 2008

Les personnalités du village en 1914 (004)







• Il n’y a pas la liste exhaustive des notables Berrouaghiens, cependant, quelques noms traversent le temps par mis cela, Bruneval Louis, propriétaire de l’Hôtel de France. Les Darmon, commerçants et négociants. Foucqueteau Felix Emil, à la fois Receveur des P.T.T. et Conseiller Municipal. Me Jamot Edouard, le Notaire de Berrouaghia. Message Alphonse, l’unique pharmacien de l’Avenue de la Gare. Le richissime Reich Pierre. Sportiche Eliaou, propriétaire, qui nous a laissé les immeubles portant son nom. Laval louis un propriétaire.
• Eliaou Cherqui, Ferrafiat Célestin, Heller Joseph, et Aïzer Sultan.
• Et bien entendu le Docteur Susini Albert, Médecin et Maire du village.
• Du côté des musulmans, il y avait le Caïd Lakehal Belkacem, Conseiller municipal. Bensalem Rabah, propriétaire du hammam qui porte toujours son nom. Les Megatli, cette famille bien connue. Bousmaha Belkacem. Bien sûr il y en a d’autres, mais nous ne les connaissons pas.
A bientôt.
Hab le hibou

mercredi 3 décembre 2008

Le Village de Berrouaghia en 1914 (003)

Berrouaghia, le Pénitencier Agricole vers 1914


Berrouaghia, le Café Laval au centre du village vers 1914


Berrouaghia, La Gendarmerie à la sortie Sud-Ouest du village 1914


Berrouaghia, la Poste à l'entrée Nord du village, juste en face s'érigera le Monument aux Morts, mais en 1914, il n'était encore qu'un terrain vague.




Berrouaghia, vue généralequelques années avant 1914, la vue est prise côté sud-ouest


• Le village de Berrouaghia était très petit en 1914. il se présentait en un long boulevard (à l’époque il s’appelait Avenue de la Gare), qui prenait naissance juste après le siège de la Commune Mixte située au fond d’un bosquet. Il (le boulevard) passe par la poste, la halle aux grains, le fameux bain Maure de Hammam Rabah, le marché couvert, le café d’orient, et fait face à la place publique qui découpait le quadrilatère des rues adjacentes, ou il y avait le siège du tribunal de Berrouaghia, donnant sur cette place. En face de ma justice, l’église et la mosquée. Dans une rue adjacente à la Mosquée, se trouvait la bâtisse de la Mairie-Ecole, dans un style Néo-Mauresque.
• Sur la route du Sud en allant vers la ville de Boghari, au tournant à droite du grand boulevard, nous trouvions l’hôtel de France et face à lui la Gendarmerie.
• De l’autre côté, toujours du grand boulevard, c’est la rue de la Smala, qui mène vers le Pénitencier Agricole à environs trois kilomètre à l’Est. Perpendiculairement au coin de la place on trouvait le café Laval. Un peu plus loin c’était le café du commerce.
• La gare se trouvait au Nord, en retrait du grand boulevard, qui menait vers elle par une ruelle ombragée.
• La Commune de Berrouaghia était exclusivement à vocation agricole. Elle était spécialisée dans la production céréalière (Blé dur, blé tendre, orge et avoine), vinicole et viticole (vin rouge, vin blanc et raisin de table).
• La présence de la route et du marché hebdomadaire (souk), - qui se déroulait une fois par semaine - constituaient l’apport principal d’échange économique du village.
• Le Pénitencier Agricole, cet ancien bastion ottoman de la Smala des M’kahlia du Beylik du Titteri, transformé depuis en Prison par la France, jouait un rôle non négligeable dans la Commune. Grâce à sa présence, ceux qui ont le malheur de passer par là n’ont pas oublié le nom de Berrouaghia.

A bientôt.
Hab le hibou

mardi 2 décembre 2008

La Commune de Berrouaghia en 1914 (002)

L'Un des frères SPORTICHE Georges, installés à Médéa et Berrouaghia en 1914
Le siège de la Commune de Plein exercice (PE) de Berrouaghia en 1914

Le siège de la Commune Mixte de Berrouaghia vers 1914


• Il y avait à cette époque deux Commune qui se superposaient : La Commune Mixte qui régissait les Douars et les tribus, et la Commune dite de Plein Exercice, qui avait la responsabilité du territoire colonial et du village. Berrouaghia la Commune de Plein Exercice (P.E.) existait depuis le 10 Février 1869 et était siège de la Commune depuis le 14 décembre 1877.
• La Commune Mixte gérait les centres, douars et tribus suivantes :
• Camp des Chaines,
• Ben Chicao,
• Loverdo,
• Beni Bou Yagoub,
• Ouled Brahim,
• Ouled Mellal,
• Oued Oughat,
• Et Beni Hassein.
• Son Administrateur était Monsieur Pierre Varnier.


• Tandis que le Maire de Berrouaghia, en 1914, était le Docteur Albert Susini.
• D’après les documents les Conseillers Municipaux étaient :
• Abdelwahab,
• Dupoizat,
• Durrand,
• Foucqueteau,
• Gassin,
• Guy,
• Heller,
• Humbert,
• Jamot,
• Lakehal,
• Laval,
• Sportiche,
• Et Tardieu.
• La population de Berrouaghia était selon le recensement de 1886 de 1.877 habitants dans la commune de plein exercice ainsi que de 26.182 h. dans la commune mixte. Il n’y a malheureusement pas de données de 1914. Un recensement de 1892 donne 635 français, 139 Israélites, 188 colons et 962 européens ou non musulmans. Par contre un chiffre de 1911 donne 1.683 musulmans et 1.084 européens dans le village de Berrouaghia.
A bientôt.
Hab le hibou

lundi 1 décembre 2008

Berrouaghia à la veille de 1914 (001)

Berrouaghia, ici la place et l'église vers 1914

Le Village de BERROUAGHIA (Algérie) à la veille de 1914 (Vue Générale)

• Berrouaghia en 1914 était un Centre (village) colonial du Nord de l’Algérie. Créée par le Décret Impérial du 03 Mars 1860, le village se situe au sein d’une cuvette verdoyante sur les flans de l’Atlas Blidéen.
• Traversée par le double axe routier Nord-sud et Est-ouest. La Route Nationale numéro une, construite depuis 1842, situe Berrouaghia à une centaine de kilomètres d’Alger et seulement à trente et un kilomètres de la ville de Médéa, au Nord. Du côté opposé, au Sud, il y a la ville de Boghari (Ksar-El-Boukhari, aujourd’hui), à l’Ouest c’est Khemis-Miliana et à l’Est les villes d’Aumale (Sour-El-Ghouzlan) et de Tablât.

• La Commune de Berrouaghia était desservit par le réseau ferroviaire Alger –Berrouaghia via Blida, et ce depuis 1892. La nouvelle ligne inaugurée depuis 1912, relie Berrouaghia à Boghari (Ksar el Boghari).
• La Commune de Berrouaghia faisait partie, depuis 1848, du Département d’Alger et de l’Arrondissement de Médéa. Pour le découpage Militaire, d’après mes documents, Berrouaghia faisait partie en 1914 du 19e Corps d’Armée, Division d’Alger, sous le commandement, du Général de division Charles Moinier et de la Sous Intendance Militaire de Médéa à sa tête le sous intendant Cazin.


A bientôt.
Hab le hibou

Berrouaghia durant la Guerre 14-18; Introduction (000)


Berrouaghia durant la Guerre 14-18; Introduction (000)

L’année dernière, j’ai fait un CD-Rom sur la ville de Berrouaghia, qui était à l’époque un village, durant la Première Guerre Mondiale (1914-1918). il est distribué gratuitement.
Aujourd’hui, je vais reproduire, à chaque fois une partie de mon CD, sur le présent blog, en comptant vous intéressé et en espérant vous voir enrichir ce blog par vos apports en commentaires, documents, photographies etc.
A bientôt.
Hab le hibou